Mac & Guitare : à Limoges puis au "Buis Blues Festival" 2010 (reportage)



Cette année, « Mac & Guitare© » a mis les petits plats dans les grands pour couvrir la manifestation du « Buis Blues Festival » (édition 2010).

Pour vous proposer cet article (habituellement conçu par Dan lors des précédentes éditions du festival), j’ai donc rejoins Dan à Limoges quelques jours auparavant. Limoges étant une ville que je découvrais aussi…


Un assez long périple par le train, le TGV étant hors de prix pour cette destination à partir de mon domicile, je choisissais donc de passer par les lignes régionales, avec un premier arrêt à la gare de Tour …


Puis ce fut la gare de Vierzon qui donne l’impression de se trouver en plein Far-Ouest, avec une l’ambiance assez glauque …

Pour enfin arriver à Limoges où Dan m’attendait.


Bien belle gare que celle de Limoges !


MUSIC PASSION – LIMOGES



Puis visite obligatoire chez notre partenaire « Music Passion » où nous avons été reçus par un personnel des plus sympathiques dans cette boutique d’instruments de musique si bien agencée que l’on croirait se retrouver dans une galerie d’art.


Sur lequel traîne un MacBook Pro.


Il faut dire que « Music Passion » est vraiment « Mac & Guitare » jusqu’au bout des onglets ;-) !


Un très imposant stock de guitares de très bonne qualité pour tous les goûts et dans tous les styles est à disposition.


Même chose pour les basses…



De nombreuses consoles de mixage sont également présentées, rien ne manque, y compris un fantastique chois de ukulélés aux couleurs vives qui tendent leur manche aux musiciens.


L’espace « showcases » du magasin (des « showcases » que nous mentionnons assez régulièrement dans nos rubriques dédiées) se trouve à l’étage, là encore le professionnalisme de la direction a apporté le maximum de confort pour les divers groupes qui viennent régulièrement s’y produire.

LA VIEILLE VILLE

Après avoir visité « Music Passion » nous continuons notre balade en direction du vieux Limoges … Cathédrale nous voilà !


Douce et fragile de l’intérieur.


Mêmes les orgues sont de la fête…


Notre visite se poursuit dans les jardins de l’évêché…


Le soir arrivant, nous contactons Laurent Bourdier qui organise avec excellence le « Buis Blues Festival », et nous nous donnons rendez-vous le lendemain au château de Nieul.


Le lendemain donc, c’est dans le parc du château que nous retrouvons Laurent avec une pêche d’enfer et le sourire aux lèvres.


Près du château, notre amie Nina Van Horn et ses fantastiques musiciens font la balance pour le spectacle du soir auquel nous n’assisterons pas car nous devons nous préparer pour la série de concerts du lendemain qui sera le point d’orgue du festival.


Nous nous quittons après nous être désaltérés dans l’une des salles du château en compagnie des artistes, et après une douce nuit de sommeil, Dan à la caméra cette fois, et moi-même armé de mon Nikon D700 en fin d’après midi, nous nous dirigeons vers le charmant village du Buis.

Arrivés sur place, ce qui me surprend, c’est la qualité de l’organisation, nul doute, ce petit festival de Blues possède tous les atouts pour devenir un grand festival : les années suivantes ne démentiront certainement pas cette première impression.

Pour vous planter le décor, une église et quelques maisons, une grande scène en face de l’église et le public déjà nombreux qui envahit peu à peu l’espace sous une chaleur tropicale.


Nous passons quelques instants sur l’exposition Harley Davidson qui a lieu dans une grange toute proche… où quelques jolis spécimens de ces motos sont exposés. Était également, et encore, installée dans cette grange, l’exposition de « guitares-bidons »


Les pompes à bière tournent à fond, une odeur de frite se dégage au loin : tout est prêt pour une soirée réussie.

Laurent monte sur scène vers 18h00 et prend la parole, remerciant, avec sa gentillesse légendaire, les uns et les autres ainsi que Mac & Guitare© qui n’en demandait pas tant ;-), car nous sommes là avant tout par amitié et soutien comme nous le faisons souvent avec des personnes qui n’ont que leur bonne volonté et leur passion pour concevoir de tels projets.

HOBO BLUES


Laurent annonce « Hobo Blues », deux musiciens (Marine et Antoine) qui viennent du sud de la France.

Nous les rencontrons brièvement avant leur entrée en scène, gentillesse et douceur qui annonce le beau travail d’artisan qu’ils nous livreront plus tard sur scène.


En effet, Marine, une voix puissante s’installe avec son washboard tandis qu’Antoine prend son dobro (« National Resophonic »), premier morceau et public conquis à juste titre, rares en effet sont les musiciens de cette trempe qui jouent et chantent à la perfection sans utiliser d’artifices excessifs.


Les titres se succèderont faisant doucement monter l’ambiance, Marine nous surprendra à la fois par sa voix et son coté multi-instrumentiste , étant aussi à l’aise avec son Washboard qu’avec sa guitare.



Dan devrait vous proposer à l’avenir une interview de ces deux musiciens… Affaire à suivre !

Après nos amis de Hobo Blues, une vingtaine de minutes, le temps du changement sur scène et, hop !


L’ouragan Nina Van Horn s’abat sur Le Buis !


Voici des années que nous vous parlons de cette artiste, pourtant elle n’est pas guitariste, mais il nous est impossible de passer à coté car elle s’entoure chaque fois des meilleurs musiciens (les plus grands guitaristes de Blues l’ont accompagnée : Fred Chapellier, Lorenzo Sanchez, Neal Black), cette fois c’est avec une nouvelle équipe de musiciens tout aussi remarquables que Nina Van Horn a assuré ce concert au « Buis Blues Festival ».


Commençons par le batteur Julien Audigier que vous avez peut être déjà vu en concert avec Nina Attal, Lucky Peterson où quelques autres qui, sur ce concert, a donné vraiment le meilleur de lui même avec un jeu de batterie extrêmement impressionnant frisant parfois le travail de percussionniste, excellent de bout en bout.


Au clavier, Fabien Saussaye que vous avez certainement déjà entendu au sein de la magnifique formation « Boney Fields & the Bones’s Project » et de nombreux artistes talentueux.


Ici, Fabien Saussaye a pu exercer tout son talent avec une dextérité proprement affolante se servant de toutes ses sources d’inspiration (Soul, Blues, Funk) entre autres pour servir avec brio le « Hell of a Woman » Tour de Nina Van Horn.


A la guitare, le musicien japonais Masahiro Todani ! Avec lui les guitaristes en herbe n’ont qu’à bien se tenir : aussi impressionnant à la guitare acoustique qu’à la guitare électrique, Masahiro nous a offert un jeu impressionnant et redoutablement efficace, fait de passion et d’amour de la musique.



Pris par l’ambiance survoltée créée par la grande Nina Van Horn, ce dernier au cours du concert, s’est jeté de scène avec sa guitare électrique pour pousser un incroyable solo au plus près du public, vraiment des guitaristes de cette trempe, on en demande et redemande ! Bravo l’artiste !


A la basse, et originaire de San Francisco, l’excellent Marten Ingle qu’on ne présente plus, usant d’un jeu de basse profond, fin et subtil, c’était une sorte de cerise posée sur le gâteau et le public l’a bien compris en lui faisant une véritable ovation au moment de la présentation des musiciens.


Et je vous ai gardé la plus belle pour la fin ;-), Nina Van Horn, enjouée, précise, remarquable, cette artiste qui ne vit que pour la scène nous a offert une prestation hors norme, usant avec justesse de sa puissance vocale accommodée à un jeu de scène parfaitement adapté, signe de son immense professionnalisme.


Pour autant, bien que le thème de « Hell Of a Woman » soit plutôt grave, sa joie de vivre a emballé le public, certains étant au bord de l’hystérie vers la fin du concert.

Jamais un thème (une cause) n’aura si bien collé à notre peau grâce à Nina Van Horn, en effet, dans le petit monde du Blues qui parfois nous compte des bleuettes, Nina trouve ici des sujets profonds qu’elle sait servir sans misérabilisme, Nina est une chanteuse engagée dans ce qu’il y a de plus respectable.


Comment une telle artiste n’est-elle pas encore connue du grand public, elle qui aurait aussi bien sa place sur France Culture que sur n’importe quelle radio musicale spécialisée ou pas ?

Elle enchaine les concerts (se débrouillant souvent seule pour trouver des dates) tout en créant, répétant inlassablement pour nous offrir un spectacle inoubliable.

Rien n’est de trop, tout est savamment dosé, redoutablement efficace, aucun mot n’est assez fort pour vous dire ce que nous avons ressenti lors de ce concert.


Alchimie due à des musiciens hors normes et une artiste exceptionnelle, bravo et merci !

Rob Tognoni from Australia !


Après Nina, place à Rob Tognoni : là, on quittera parfois un peu la planète Blues pour celle du Rock Australien au ton si particulier et que nous sommes nombreux à apprécier.

C’est le genre de musique à entendre en « live », en effet vous ne retrouverez jamais sur un CD le jeu de scène précis et ne pourrez pas non plus ressentir la subtilité du nombre d’effets utilisés par ce guitariste.


Une musique rocailleuse et dure comme le désert australien, d’une implacable régularité, Rob s’étant entouré d’un excellent bassiste et d’un batteur remarquable… le tout poussant le public dans un tourbillon sonore explosif pour redescendre sur une version de « Hey Joe »


Visitez le site de Rob Tognoni (biographie en français)

GANG


À la guitare et au chant, Pascal Reny est accompagné d’un autre guitariste, Erik, du batteur Stéphane Pingeon dont le talent ne nous a pas échappé, et de Freddy Suzy à la basse : un jeune groupe d’inspiration Blues/Rock.


Gang est un groupe chaleureux qui, bien qu’assez jeune, assure à la perfection, titre après titre.


L’air de rien Pascal parle au public comme à une bande de copains qui seraient venus le retrouver autour du feu comme pour endormir le public avant de le prendre par surprise avec un jeu de guitare plus que parfaitement maitrisé.

Vers la fin du concert, Pascal nous propose une nouvelle composition que j’écoute attentivement, c’est vraiment beau, avec une pointe de Soul discrète…


Petit groupe deviendra sûrement grand… D’ailleurs, à la fin du concert de Gang, Nina Van Horn les a rejoints sur scène pour chanter un titre, de quoi intimider un peu les musiciens qui ont cependant parfaitement accompagné l’artiste et se sont prêtés de bonne grâce à son jeu de scène.

Le « Buis Blues Festival » c’est ça aussi… une grande chaine d’amitié entre musiciens qui se déroule et se poursuit encore lorsque le ciel devient étoilé.

Visitez le site du groupe Gang


Ce sont de fort belles rencontres que nous aurons vécues, il nous restera des images et des sons plein la tête… et puis des liens encore plus serrés avec l’équipe d’organisation du festival…

Vivement le « Buis Blues Festival » 2011 !

Remerciements à Dan pour l’accueil, à toute l’équipe du « Buis Blues Festival », à Hobo Blues, à Nina Van Horn et ses musiciens, Rob Tognoni & Co, Gang…