La sortie du dernier Mac mini a fait couler beaucoup d’encre, ici comme ailleurs… Il n’y a plus de Superdrive en standard, ceci coïncidant avec une grande première : la vente dématérialisée du nouvel OS de la firme de Cupertino.
Des « Mac Pro » qui n’ont pas été mis à jour depuis un an, des rumeurs d’iPhone «bon marché» sans mémoire de stockage, uniquement interconnectés.
Dans le flou artistique maintenu par Steve Jobs et ses équipes de management, il nous faut nécessairement naviguer à vue et nous remémorer la glorieuse époque des iMac G3 qui ne disposaient plus de lecteur de disquettes.
Une autre révolution est-elle en marche ? Peut être, mais qui se heurtera certainement aux prix prohibitifs de la 3G en France, à moins que le WiFi soit désormais la règle sur de futurs éventuels iPhone Like made by Apple !
Changement de mode de vie également concernant nos manières de sauvegarder nos données, le prix des disques dur étant relativement bas depuis un an, les SSD bien trop chers et ne disposant pas d’outils de réparation pour le moment, la brume et le flou s’épaississent donc, sans réellement proposer d’alternative crédible, contrairement à l’époque de l’iMac G3 où nous sommes passés de la disquette au graveur de CD puis de DVD sans trop de problème.
Le principal souci de l’interconnexion pour l’heure est que ce système, de part son prix, est réservé à une élite, alors que jusque-là tout le monde avait accès aux nouvelles technologies en fonction de ses moyens et de ses besoins.
Le prix de plus en plus prohibitif des Mac Pro en a fait grandement chuter ses ventes, beaucoup d’entreprises qui ont absolument besoin de ce type de machine préfèrent attendre des jours meilleurs pour faire évoluer leur parc en conservent d’anciennes configurations ou, pour d’autres, tente de tenir le coup avec des solutions type Mac Mini ou PC sous Ubuntu, phénomène de plus en plus fréquent.
Les beaux jouets que représentent les iMac sont inutilisables chez les pros de la PAO et de la photo, d’une part à cause de la piètre qualité des écrans de ces machines, mais aussi du fait de leur courte durée de vie et de leur aspect «machines fermées» qui est un lourd handicap en milieu professionnel.
Nous vous avons souvent parlé ici de notre envie de Mini Tour configurables à souhait pour les professionnels, segment sur lequel Apple ne semble pas vouloir s’engager et qui permettrait pourtant d’avoir des machines de travail à des prix abordables.
Toutes ces questions ouvertes restent, pour l’heure, sans réponses et abordent un réel problème dans la projection d’un avenir serein pour cette partie d’utilisateurs qui se sent de plus en plus démunie par l’offre Apple du fait que le prix des machines professionnelles sort de plus en plus des possibilités des entreprises qui, à chaque nouvel OS, sont obligées de passer par des mises à jour de leurs logiciels tout aussi onéreux or, depuis quelques années, ça ne passe plus.
iCloud pour tous ou autres services de fichiers à distance nous amène à un autre problème qui est la sécurité en matière d’informatique : même si Apple et Linux avec ses diverses debian tiennent le haut du panier, la sécurité en informatique est identique à la sécurité d’une maison, vous pouvez mettre tous les niveaux de sécurité que vous souhaitez, un voleur bien motivé ou un hacker bien fâché arriveront toujours à leurs fins.
Nous sommes donc actuellement sur la voie d’un «no man’s land» ou chacun devra trouver sa réponse la mieux adaptée à ses besoins si les ordinateurs sans graveur deviennent la règle… pas certain que ce soit du goût des entreprises et des indépendants qui n’auront par forcément les moyens de payer des fortunes mensuelles pour sauvegarder leurs données sur Internet.







